de martine roffinella

Emmanuelle Bessot apporte sa « modeste pierre à l’édifice de la tolérance et au rejet de l’homophobie »

Emmanuelle Bessot apporte sa « modeste pierre à l’édifice de la tolérance et au rejet de l’homophobie »

©MartineRoffinella

C’est en naviguant sur Twitter que mon attention fut attirée par « Les liens décents », un roman social mais aussi d’amour(s). Le « droit d’être soi-même » est-il compatible avec les liens du sang ? Emmanuelle Bessot pose finement l’épineuse question du « choix ».

Les liens décents est un roman difficile à résumer, et après m’être creusé la tête un certain temps pour vous en dresser ici les grandes lignes, il m’est soudain apparu que justement, cette difficulté à en tirer la « substantifique moelle » constituait son intérêt et sa force.

L’intitulé de roman social lui est en partie applicable, car on y apprend beaucoup (et encore davantage) sur ce qui alimente la rigidité de ce que pourtant l’on nomme « tissu social » (tissu = surface souple, dixit Le Petit Robert) – l’antinomie n’est ici ni innocente ni anodine.

L’on s’aperçoit aussi, non sans quelque amertume, que si les lois doivent en principe précéder les mentalités, l’acceptation mentale desdites lois (je pense notamment au mariage pour tous) peut prendre quelques lustres et même pire. La question de la « normalité » demeure dressée dans les esprits tel un mur bétonné, et il semble bien que ce béton-là doive encore survivre à pas mal de générations avant de tomber.

Photo ©RoffinellaMartine.

Emmanuelle Bessot prend donc ce sujet à bras-le-corps et en visite tous les aspects, y compris ceux qui conduisent à une impasse.

Pour ce faire – et c’est ce qui permet justement au livre d’échapper à toute classification et/ou réduction –, elle suit ses personnages à la trace, colle à leurs questionnements et à leurs décisions telle leur ombre, sans prendre parti mais en étant simplement là pour restituer les voix (voies ?) du doute et des multiples variations de l’amour.

Les liens décents est un ouvrage nécessaire, sans pathos, et qui pointe nos duretés tout autant que nos faiblesses, nos incompréhensions – notre statut d’humain, en somme, susceptible – j’ose l’espérer – de s’améliorer.

(Message personnel au Ministère de l’Éducation nationale : Pourriez-vous s’il vous plaît mettre cet ouvrage au programme de toutes les classes ?)

Pour parler au plus près des Liens décents, j’ai demandé à Emmanuelle Bessot de nous raconter son histoire avec ce livre – et c’est ce qu’elle fait ci-après.

Lisez, ça palpite et c’est vrai !


La parole à Emmanuelle Bessot

©Éditions du Citron bleu.

« L’homosexualité endosse autant de formes qu’il y a de profils ou de parcours. »

L’aventure des Liens décents a commencé dans les années 90 pendant mes études de Sociologie à Besançon, lorsque j’ai été amenée, dans le cadre de ma maîtrise, à fréquenter les adhérents du CHOC, un collectif homosexuel qui a disparu depuis.

C’était un milieu que je ne connaissais absolument pas, mais que j’abordais sans préjugés. En tout cas, c’est ce que je croyais.

Mais la réalité à laquelle j’ai été confrontée – moi, petite hétéro, qui avais su très tôt qui j’étais, ne m’étais jamais posé de questions et n’avais jamais eu à le faire – s’est révélée bien différente de celle que j’imaginais.

Ce qui m’a frappée en premier lieu, c’est qu’on parle toujours de l’Homosexualité, avec un grand « H », comme s’il s’agissait d’une entité bien définie.

En réalité, l’homosexualité endosse autant de formes qu’il y a de profils ou de parcours, parce que chacun se réapproprie sa différence à sa manière, en fonction de son propre vécu.

Les couleurs de l’homosexualité. Photo de SatyaPrem.

Parmi les personnes que j’ai côtoyées, certaines ont compris très tôt que leur orientation sexuelle n’était pas « conforme » à la « norme », d’autres beaucoup plus tard, d’autres étaient toujours en questionnement ; certaines l’avaient acceptée, d’autres rejetée/niée/honnie, ou encore naviguaient dans une sorte de no man’s land où elles ne s’autorisaient à être ni l’un ni l’autre.

Parmi celles qui l’acceptaient, certaines la vivaient ouvertement, d’autres la cachaient, ou louvoyaient entre les deux en fonction de leur interlocuteur. Derrière celles qui la rejetaient, un bon pourcentage avait tenté l’aventure de l’hétérosexualité (avec mariage et enfants) ; quelques-uns – eh oui ! – étaient même d’ardents homophobes.

Certains étaient soutenus par leurs parents, d’autres simplement tolérés, ou encore purement et simplement répudiés. Certains étaient plus ou moins efféminés, mais la plupart se fondaient dans la masse des gens ordinaires…

Cette liste n’est pas exhaustive, mais si vous combinez entres elles chacune de ses variables, vous voyez déjà à quel point ce monde est complexe : c’est ce que j’ai voulu montrer en faisant graviter autour de Sébastien ses amis du Nouvel Esprit.

Photo ©Association Nouvel Esprit, Besançon. De gauche à droite : Adeline Receveur, trésorière (jusqu’au 17/01/20), Anne Wessier, secrétaire et Stéphanie Barbot, présidente.

Le deuxième point qui me semblait important à développer, c’est la question du choix.

« Je savais déjà – j’en étais convaincue – que l’homosexualité n’est pas un choix. »

Là, je ne vous parle pas de revendication, je parle bien de ces pulsions inconscientes qui nous poussent vers l’autre, je parle du désir qui nous consume. Sur ce point, soyons clair, on ne choisit pas plus d’être homo qu’on ne choisit d’être hétéro ; on ne choisit pas la personne dont on tombe amoureux.

La question du choix est subséquente et se pose en fait à un autre niveau. À partir du moment où notre orientation sexuelle nous pousse vers les personnes du même sexe, on est homo. Il ne s’agit donc pas de l’être ou de ne pas l’être ; il s’agit de s’accepter (ou pas) en tant que tel, d’assumer (ou pas) sa différence et de vivre (ou pas) son orientation sexuelle.

Dans ce roman, Sébastien passe, dans sa démarche de demande de tutelle, par différentes étapes qui sont assez caractéristiques des affres par lesquelles un homosexuel peut être amené à gérer ses propres contradictions, en fonction de ce que la société attend de lui et de ce qu’il est prêt à accepter pour arriver à ses fins.

Le choix. Image de waldryano.

Le dernier point que l’on ne soupçonne pas et qui pourtant est particulièrement symptomatique, c’est la souffrance, toujours omniprésente, même chez ceux qui affirment le vivre « bien ».

Elle m’est apparue, au cours des entretiens et au fil des questions, sur différents sujets, parfois même à un détour où je ne l’attendais pas ; elle s’est exprimée de bien des manières, dans les mots ou dans les gestes, parfois virulente, parfois tapie derrière une main qui tremble ou un regard qui se voile…

Elle est, de fait, aussi très présente dans le roman : j’aime tout particulièrement le passage pages 137-139, où l’on découvre cette immense fragilité de Sébastien lorsqu’il dévoile son homosexualité à son neveu qui ne se doutait de rien.

De L’amour n’a pas de sexe aux Liens décents : une « gestation » de presque vingt-cinq ans.

Voila, finalement, pourquoi j’ai eu envie d’écrire sur le sujet : afin de révéler au monde cette réalité qui m’avait interpelée et touchée. – Je sais, c’est un peu naïf et même très prétentieux, mais au moins à cette époque j’avais l’excuse de la jeunesse !!!

L’écriture est venue très facilement, l’histoire est sincère, les personnages « vrais », avec leur fragilité et leurs contradictions.

La trame à l’époque était la même qu’aujourd’hui : l’aventure d’un homosexuel qui tente d’obtenir la garde de son neveu orphelin, feuilletée de pages de vie des amis et de confidences sur le divan de sa psy.

Certes, la partie « tutelle » était un peu superficielle, j’en étais consciente, mais le côté « homosexualité », en revanche, c’était du solide ! Un sacré pavé, même !

J’ai intitulé cette première version L’amour n’a pas de sexe, et une fois posé le point final, j’ai souhaité porter ce texte à l’attention des éditeurs.

Création de Michelle Munnier.

À ce moment-là, il n’y avait pas d’autre moyen pour contacter une maison d’édition que d’expédier ses écrits par courrier.

J’ai donc imprimé dix exemplaires, sélectionné dix éditeurs, envoyé mes dix manuscrits, et assez rapidement… essuyé dix refus.

J’avoue que j’étais un peu dépitée. Mais très réaliste. D’abord parce que, si vous n’êtes pas une personnalité du show-biz ou du monde politique, ni un « fils » ou une « fille de », si vous ne faites pas partie de l’élite et que vous n’avez pas les bonnes relations, vos chances d’être publié sont quasi-nulles. Ensuite parce que le sujet était dans l’air du temps, il apportait un certain éclairage sur la question et surtout appelait à plus de compréhension et de tolérance.

Alors dans la mesure où mon roman n’avait pas fait mouche du premier coup, compte tenu de la dure réalité du monde éditorial, je n’ai pas jugé utile de m’obstiner.

Bien sûr, j’aurais pu miser sur le « quasi » (dans « quasi-nulles »), qui laisse malgré tout un peu d’espoir aux auteurs anonymes, et continuer de croire que j’avais une chance de faire partie du faible pourcentage d’élus.

Mais cette démarche avait un coût (photocopies, reliure éventuelle, enveloppe spéciale et frais postaux). Et quand on est étudiant boursier habitant en province, on n’a pas vraiment les moyens d’un tel optimisme…

« J’ai donc rangé mon manuscrit dans un tiroir et je l’ai oublié. Et j’ai cessé d’écrire. »

De nombreux auteurs vous diront que l’écriture est une passion pour eux. Ce n’est pas mon cas.

Ce qu’il faut savoir sur mon rapport à l’écriture, c’est que celle-ci a été pendant mon enfance et mon adolescence ma seule compagne.

Elle a été une échappatoire salutaire, un tremplin pour me dissocier de la réalité, m’évader, inventer de nouveaux mondes.

Je jetais les mots sur le papier comme on jette une bouteille à la mer : avec l’espoir d’échapper au malheur qui s’obstine jour après jour à vous tenir dans ses rets.

Plus tard, lorsque je suis entrée en fac et que j’ai commencé à me reconstruire, elle s’est faite plus discrète à mes côtés, laissant place à de nouveaux centres d’intérêt, de nouveaux horizons. Mais elle est restée là, fidèle, rivée comme une ombre à mes talons, et elle se révèle toujours dans les moments difficiles.

C’est d’ailleurs précisément ce qui s’est passé pour L’amour n’a pas de sexe, puisque j’ai perdu ma mère au cours de l’été qui a précédé mon entrée en maîtrise. Elle nous a quittés le jour de mes 22 ans, ça marque. Alors si effectivement le sujet de mon mémoire a été la principale source d’inspiration de ce roman, c’est ma peine qui en a été le moteur. L’un ne va pas sans l’autre ; c’est la synergie entre ces deux élans qui m’a animée, d’un côté le besoin émotionnel de me libérer par l’écriture, de l’autre l’envie de témoigner.

« Les années passent, sereines, et la vie me percute à nouveau de plein fouet, avec la disparition tragique de ma meilleure amie»

Rupture d’anévrisme à 37 ans, alors qu’elle était veuve depuis trois ans et qu’elle laissait derrière elle un petit garçon de cinq ans sans aucun soutien familial.

La douleur, la colère, ce sentiment d’injustice féroce et démesuré qui me consumait totalement ont réveillé, après des années de sommeil, mon besoin de me libérer par la plume. Manue n’était pas seulement ma meilleure amie, elle était ma sœur, ma confidente, ma psy ; c’est elle qui m’avait aidée à trouver mon équilibre pendant mes années de fac, et je lui dois plus qu’à tout autre.

Tu me manques. Photo ©RoffinellaMartine.

J’ai mis plus de deux ans pour me relever de ce deuil insensé ; c’est le temps qu’il m’a fallu pour écrire mon second roman.

Le manuscrit achevé, j’ai de nouveau tenté l’aventure de la publication.

Est-ce que j’étais plus optimiste ? À peine.
Certes, ma situation personnelle n’avait pas évolué en termes de notoriété et mes probabilités de séduire un éditeur étaient toujours aussi faibles, mais entre-temps, Internet avait révolutionné les modes de communication et balayé le monopole de la Poste.

Désormais certains éditeurs acceptent de recevoir les manuscrits par mail. C’est rapide, pratique, et surtout très économique. – Vos chances d’être publié n’en sont pas forcément multipliées puisque, justement, les envois sont facilités et que du coup, ces (généralement petits) éditeurs reçoivent beaucoup plus de manuscrits qu’ils n’en peuvent traiter. Mais au moins, cela permet à tous d’entrer dans la danse.

Imaginez ma surprise (et ma fierté !) lorsque pour ce roman je n’ai pas reçu une, mais bien deux propositions de publication ! Une chance inespérée.

Après réflexion, j’ai choisi de faire confiance à Julien Poujol, des éditions Yovana, et Celui-qui-Doute a vu le jour en janvier 2017. (Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il s’agit bien d’un roman et non pas d’un ouvrage d’introspection.)

Toute à l’euphorie de cette victoire sur le monde impitoyable de l’édition, j’ai pensé que c’était l’occasion d’exhumer mon premier-né et de lui offrir une deuxième chance.

« J’ai donc tiré L’amour n’a pas de sexe du tiroir où il se murait en exil et j’ai commencé à le relire. »

Et là, la terre s’est effondrée…

Florence et Dominique font partie de ces belles rencontres qui ont jalonné l’aventure de ce roman. Je ne les connaissais pas avant le décès de Manue, mais elle m’avait parlé d’eux, de leurs enfants, de l’affection qu’elle portait à toute la famille. J’ai compris par la suite pourquoi elle les estimait autant.

« Je vous confie mon Phanou, prenez bien soin de lui. »

Ce sont les derniers mots qu’elle leur a adressés lorsqu’elle est montée dans l’ambulance qui allait l’emmener vers la mort.

Je n’imaginais pas à quel point ils étaient eux aussi attachés à ce petiot et à sa maman, ni ce qu’ils seraient prêts à faire pour lui et en mémoire d’elle. Elle leur avait confié son fils, ils ont tout fait pour respecter ses dernières volontés. Pour eux, c’était une évidence, quelque chose qui coulait de source.

Mais tous n’étaient pas du même avis et ils ont dû se battre contre vents et marées afin de résister aux assauts des services de l’aide à l’enfance.

Les choses auraient sans doute été plus simples s’ils avaient eu des liens familiaux avec Stéphane, ou s’ils avaient opté pour le statut de famille d’accueil. Mais Florence était assistante maternelle ; elle aimait son boulot et ne souhaitait pas y renoncer. Or les deux missions n’étaient pas conciliables.

La tutelle leur a donc été accordée dans un premier temps, dans l’attente de trouver une « meilleure solution », puis elle a été régulièrement remise en cause au cours des années.

Cela a été une rude bataille pour ces gens simples, mais généreux et dévoués, qui ont pu garder Stéphane suffisamment longtemps pour l’aider à se construire.

La Foudre. Image Pixabay (domaine public).

Restée en contact avec cette famille formidable, j’ai pu suivre de loin leurs démêlés dans ce long et rocambolesque bras de fer qui les opposait à la Justice. J’avais donc, au moment où je ressortais le manuscrit, de la matière pour pouvoir étoffer mon texte et remodeler la partie peu exploitée qui traitait de la tutelle.

« Il ne me restait alors plus qu’à me replonger dans ce manuscrit et à me remettre au travail. »

Le parallèle entre les deux histoires était assez surprenant : dans la fiction un célibataire, homosexuel, oncle et parrain de l’enfant ; dans la réalité un couple, hétéro, sans lien familial avec le garçon.

Mais dans les deux cas, un enfant perdu, de l’amour à revendre et une rigidité incompréhensible des services censés préserver le bien des enfants.

Si la trame générale et le dénouement du texte initial étaient encore bien présents dans ma mémoire, les péripéties en revanche étaient assez floues, ensevelies par le temps sous leur pellicule de poussière. Je me souvenais d’avoir changé le nom de mes personnages à plusieurs reprises, mais j’avais oublié ceux choisis en dernière instance.

Or dans cette première version, le petit Julien ne s’appelait pas Julien. Il s’appelait Stéphane.

Et cela m’a anéantie.

J’ai donc repris mon manuscrit dans de « bonnes » dispositions, c’est-à-dire la douleur au cœur.

J’ai retravaillé le texte, portée par mes émotions et submergée par les mots, allégé certains passages complexes sur l’homosexualité, développé et enrichi la partie tutelle, introduit de nouveaux acteurs en la personne de Jean-Charles et de son fils Yannick.

Puis, le sujet n’entrant pas dans la ligne éditoriale de Yovana, j’ai repris mon bâton de pèlerin en quête d’une maison qui voudrait bien l’accueillir.

« C’est ainsi que j’ai rencontré Léocadie Maniguet, qui venait tout juste de reprendre les Éditions du Citron bleu… »

Et quelques mois plus tard, mon premier manuscrit devenait mon deuxième roman… après une gestation de presque vingt-cinq ans tout de même !!!

Pour mes deux romans, le travail éditorial a été relativement facile : je suis plutôt de bonne composition, mes éditeurs également. J’ai cette chance et je les en remercie tous les deux.

En gens de bonne intelligence, on trouve toujours un terrain d’entente ou un bon compromis, même sur les questions les plus pointilleuses.

Le choix du titre, cependant, a été un long parcours du combattant.

Cela vaut aussi bien pour Les liens décents que pour Celui-qui-Doute. – Il faut dire que mes romans sont riches et complexes, cela ne facilite pas la tâche ! – Dans les deux cas, nous avons jouté jusqu’à la dernière minute, quand, pris à la gorge par les délais de publication, il a bien fallu se décider à trancher.

Les liens décents, jeu de mots avec  « liens de sang », est une proposition arrachée aux forceps par Léocadie.

Rencontre à Besançon. Photo ©Éditions du Citron bleu.

J’ai hésité à me laisser convaincre (craignant un amalgame fâcheux), car dans « liens décents », on entend « lits indécents ». Or Sébastien n’a strictement rien d’un pédophile et le roman ne parle pas du tout de sexualité. – Espérons que nous ayons fait le bon choix !

« Bien que ce roman parle essentiellement d’homosexualité, il n’est pas militant. »

Je n’invite personne à participer à la Gay Pride et ne porte aucun jugement de valeur. D’ailleurs, la seule histoire d’amour avec un grand « A » qui se noue entre ses lignes est une idylle entre deux hétéros.
Je tenais seulement à montrer la réalité qui se cache derrière ce que d’aucuns appellent « un style de vie ». – Si c’était si simple, il n’y aurait pas autant de souffrance ni d’incompréhension !

Photo ©RoffinellaMartine.

Pour autant, j’espère apporter des réponses au lecteur, qu’il soit gay ou hétéro ; amener les gens bien pensants à plus de discernement ; soulager et rassurer les parents qui se demandent pourquoi et qui culpabilisent. Et permettre à tous ces jeunes qui pensent au suicide, parce qu’ils ne supportent pas d’être ce qu’ils sont, de voir la lumière au bout du tunnel…

C’est vraiment, je pense, un livre pour tous, une modeste pierre à l’édifice de la tolérance et au rejet de l’homophobie.

Les liens décents, roman, par Emmanuelle Bessot, publié aux Éditions du Citron bleu, 18 euros.

Emmanuelle Bessot sur Facebook
ed-citronbleu.fr
celuiquidoute.blogspot.com

 

Partager :

Commentaire(s)

  1. La sincérité d’Emmanuelle Bessot mérite un chapeau bas tant son parcours ainsi relaté arrive droit au coeur des personnes qui écrivent depuis leur plus jeune âge face à l’indifférence (mépris ?) au sein de ces paniers de crabe de l’édition actuelle ou le copinage demeure l’unique, ou presque, sésame pour entrouvrir un peu La porte sur des écrits “vrais”. Ténacité, rigueur, et absence d’égo sont autant de belles valeurs et d’essentiel qui caractérisent cette auteure à découvrir pour une cause si noble. Je suis touché par son discours et remercions notre “découvreuse” Martine pour ce bel échange et toute l’intelligence qui en découle. Bravo !!!

  2. Merci, Erik, très sincèrement.
    Oui, la voie de l’édition est un long chemin semé d’embûches pour les anonymes. Il faut y croire, s’armer de patience, ne pas jeter l’éponge après les premiers refus.
    (A lire : https://www.edilivre.com/les-10-livres-celebres-qui-ont-failli-ne-jamais-etre-edites/)
    Mais il faut aussi, et on ne le répétera jamais assez, soigner son manuscrit et surtout cibler l’éditeur. Il n’y a pas de recette miracle, parfois il faut juste tomber au bon moment.
    Mais quand on décroche finalement ce fameux sésame que vous évoquez, Erik, quelle fierté, croyez-moi ! Savoir que l’on s’est fait tout seul, et ne rien devoir à personne, il n’y a pas plus immense satisfaction.
    Enfin si, il en est une autre :
    celle du plaisir que l’on offre au lecteur.
    Mes romans ne sont sûrement pas parfaits et ne plairont évidemment pas à tous, mais à tous ceux qui sont revenus vers moi pour me dire à quel point ils ont adoré l’un ou l’autre, je dis “merci”, du fond du cœur. Vous n’imaginez pas le bonheur que vous me procurez à chaque fois !
    Merci également à vous, Martine, pour cette mise en lumière.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *