de martine roffinella

Jean Klein le magnifique

Jean Klein le magnifique

©MartineRoffinella

C’est peu après avoir été diagnostiquée alcoolique en 2013 – et décidé d’en finir avec cette addiction – que j’ai découvert Jean Klein. Ses livres sont autant de sources d’incitation à l’éveil, d’aspiration au silence intérieur et de joies spirituelles inédites.

Quand j’ai cessé de boire et de fumer en avril 2013, après avoir enten­du un médecin déclar­er que j’étais « alcoolique » et qu’il fal­lait agir fis­sa, sous peine d’avoir à com­man­der très vite mon cer­cueil, la ques­tion posée fut celle du désir.

Je n’imaginais pas, toute mon exis­tence durant, « m’empêcher » d’ouvrir une « bonne » bouteille et de griller une « bonne » petite cibiche à loisir.

Lut­ter sans cesse con­tre mon désir de m’adonner à ce que je con­sid­érais à l’époque comme des « plaisirs » me parais­sait tout sim­ple­ment grotesque.

Je buvais trois litres de vin par jour et fumais deux à trois paque­ts de cig­a­rettes quo­ti­di­en­nement.

Pho­to : ©Mar­tineRoffinel­la.

Refu­sant de me con­train­dre à quoi que ce soit, et voulant à tout prix préserv­er ma « lib­erté » de jouir, j’en vins à la con­clu­sion que tout mon état d’esprit était à revoir, et qu’il me fal­lait en quelque sorte créer un cir­cuit de déri­va­tion men­tal[1].

Une fois cette étape franchie, un grand vide apparut (euphémisme), et c’est à ce moment que ma ren­con­tre inat­ten­due avec Jésus eut lieu[2].

Puis arri­va celle de Jean Klein, elle aus­si stupé­fi­ante, et qui vint enrichir une démarche com­muné­ment nom­mée « quête spir­ituelle ».

Pho­to : ©Mar­tineRoffinel­la.

Qui est Jean Klein ?

Voici ce qu’en dis­ent ses édi­teurs.

« Musi­co­logue et médecin, Jean Klein (1912–1998) part étudi­er le yoga en Inde à mi-vie, trois années durant. Il adaptera cet enseigne­ment à l’Occident et devien­dra un pro­fesseur de cette “gym­noso­phie” (gym­nas­tique de sagesse) inter­na­tionale­ment recon­nu. » (Édi­tions du Relié)

« Ini­tié en Inde dans les années 50 au yoga par Krish­na­macharia et à l’advaita vedân­ta par un grand maître de cette tra­di­tion non dual­iste, Atmanan­da Krish­na Menon, Jean Klein a été un des enseignants spir­ituels les plus impor­tants de la sec­onde moitié du XXe siè­cle et son influ­ence à la fois en Europe et aux États-Unis reste con­sid­érable. » (Édi­tions Almo­ra)

Quelques grandes lignes de sa pensée

« Nous ne sommes que Con­science, qu’inaltérable Éveil. Nous sommes le Témoin de l’incessant mou­ve­ment des choses de ce monde, Témoin qui est sous­trait au devenir, qui est étranger à l’Espace et au Temps, et qui ne con­naît ni nais­sance ni mort », nous explique la 4e de cou­ver­ture de La joie sans objet (éd. Almo­ra).

« Il ne s’agit là nulle­ment d’une croy­ance ou d’une foi mais d’une expéri­ence, d’un vécu qui dépasse toute spécu­la­tion intel­lectuelle et qui nous recon­duit à la lib­erté incon­di­tion­née et à la joie pure de l’être. »

Et surtout : « La quête de l’essence impériss­able qui nous con­stitue est bien plus qu’une mois­son de con­nais­sances, c’est un voy­age vers la Beauté immuable d’une vérité sans nom. » (4e de cou­ver­ture de Être, éd. Almo­ra.)

Voici un extrait de cha­cun des qua­tre livres de Jean Klein que j’ai lus.

À propos de la Plénitude, de la Joie, de l’Amour

À propos de Se connaître soi-même

À propos d’Être

À propos de Transmettre

Pour con­clure et don­ner à celles et ceux qui ne le con­nais­sent pas encore l’envie de lire Jean Klein, une phrase con­cer­nant la peur – qui, par les temps que nous tra­ver­sons, me sem­ble vrai­ment per­ti­nente :

« Soyez con­scient que la peur n’est pas effrayante. Le mot “peur” est puis­sant. Dès que vous le pronon­cez, il provoque un change­ment neu­rologique. Donc, aban­don­nez le con­cept de peur et vous vous trou­verez face à la per­cep­tion, face à la sen­sa­tion. » (4e de cou­ver­ture de Qui suis-je ? éd. Le Relié Poche)

Références des qua­tre ouvrages de Jean Klein cités : 

  • La joie sans objet – L’ultime réal­ité ; Sois ce que tu es – Suivi d’entretiens inédits, éd. Almo­ra, 14,10 euros.
  • Qui suis-je ? – La quête sacrée, éd. Le Relié Poche, coll. « Sagess­es », 10 euros.
  • Être – Approches de la non-dual­ité, éd. Almo­ra, 12 euros.
  • Trans­met­tre la lumière, éd. Le Relié Poche, coll. « Spir­i­tu­al­ités », 12 euros.

 

Mes deux essais de spir­i­tu­al­ité :



[1] Voir mon essai Se trou­ver en quit­tant tabac, alcool et autres peurs de vivre, aux éd. Le Mer­cure Dauphi­nois.

[2] Voir mon essai J.-C. et moi – Se créer d’amour, aux éd. François Bourin.

 

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Commentaire(s)

  1. Mer­ci pour ces lec­tures inspi­rantes chère Mar­tine. Le sen­si­ble appa­raît comme base de la pen­sée philosophique de Jean Klein. Il est là partout mais il échappe. On s’y cogne ou on s’y déploie. On ne peut le définir claire­ment, le borner ou le lim­iter. C’est une ren­con­tre entre l’in­térieur et l’ex­térieur, entre l’être et son envi­ron­nement. J’ai déjà expéri­men­té ce “sen­ti­ment océanique” qui per­met à la fois de se sen­tir tel un grain de pous­sière dans une mer de sable et d’éloign­er la peur. Para­doxale­ment c’est au point le plus haut de l’e­sprit que l’on peut faire corps…

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