de martine roffinella

Valéry Meynadier dans la « meute des mots »

Valéry Meynadier dans la « meute des mots »

©MR

J’ai découvert l’écriture et l’impressionnant univers de Valéry Meynadier grâce à René de Ceccatty, qui nous a judicieusement mises en contact. Elle est l’invitée spéciale du blog pour une interview dont les fous de littérature se régaleront !

De Valéry Meynadier, j’ai d’abord lu Ma mère toute bue – qui m’a autant marquée par les mots de chair explosée, éclats du rapport tortueux et violent entre une mère et sa fille, que par l’enfer, le cratère de douleurs, d’injustice et d’incompréhension que creuse l’alcool.
En tant qu’alcoolique abstinente depuis avril 2013, j’ai lu chaque phrase comme chaque verre trop bu, avec panique, stupeur et colère.

Si j’avais eu une fille, lui aurais-je demandé de me servir du vin jusqu’à l’inconscience et à l’écartèlement à vif qu’elle implique ?
La structure même de Ma mère toute bue permet de lire et de vivre le livre dans les tripes de l’enfant qui a aimé sa mère alcoolique jusqu’à l’ultime déchéance, tout en se mettant dans la peau de l’adulte dont boire est l’existence.

La force de Valéry Meynadier jaillit précisément là – dans sa capacité à offrir plusieurs niveaux de captation des scènes, différents paliers de compréhension et d’émotion, selon le point de vue proposé par un style ouvert, fécond, dansant – pulmonaire, calqué sur des souffles dissemblables, simultanés ou alternés.
Il faut d’urgence aller à sa découverte, car les écrivaines de sa trempe se font rares, et en la côtoyant, quelque chose de primordial vient nous enrichir.
Quoi ?
Un bout de vérité cosmique – ou d’étoile, si vous préférez.
Avant de laisser la parole à Valéry Meynadier, un extrait de Ma mère toute bue (p. 37).

       Oh,
       cette image portée à la loupe dans ma mémoire, je veux bien y perdre toute la mémoire pour ne plus avoir à faire à elle ! Ton visage tuméfié, une main sur un gros ventre rebondi de bière, tes chaussettes dépareillées dont une plus courte que l’autre laissant à loisir dépasser les poils diffus de ton mollet – elle ne se rase plus les jambes non plus. Rien. Pour sortir Zouzou, elle enfile un épais collant noir en laine. Cet été ? Je ne sais pas. Y a des étés dans la tour ? Si oui, elle se rasera les jambes, hein maman ? Elle a froid toujours froid. Toujours couverte à outrance, tu dors vêtue d’un vieux pull pourrissant, jamais assez de couvertures. Tes cheveux, de l’étoupe ! Comme ceux de la mocheté d’en bas ! Et cette odeur, ma mie, s’il te plaît, lave-toi ! Odeur de perte sanguine, que je sens là, en ce moment, alors que mes pas battent dru le pavé, tu ne veux pas voir de médecin, tu ne veux pas et tu m’embrasses et je dois aller en cours… En ce moment, elle perd du sang, à toute heure du jour de la nuit, goutte à goutte. Depuis des mois, ça fait beaucoup, qu’elle se dit la Gab.

©ValéryMeynadier.

Quatre questions à Valéry Meynadier

MARTINE ROFFINELLA : Votre rapport à l’écriture a débuté dès l’âge de six ans. Pouvez-vous nous expliquer de quelle manière cet appel s’est manifesté ? L’avez-vous aussitôt discerné et compris ? Quelle en a été la répercussion immédiate ?

VALÉRY MEYNADIER : Je ne me souviens pas de cet appel-[1] J’avais là un outil, un doudou, peut-on dire, pour rejoindre ma mère absente. Une table, une feuille, un stylo, & l’absence de ma mère gribouillée de mots s’absentait.
La feuille blanche est, à mes sens, un territoire, comme les oiseaux font des murs de sons pour marquer leur territoire. J’y ai trouvé ma place, en dépit de tout & je n’y ai rien compris sauf que là, je poussais, des cris, des membres, je grandissais, je veux dire, je poussais des mots l’un devant l’autre. & ma mère revenait à chaque fois. Magie blanche.
Elle s’appelait Blanche, ma mère.

Mon père était fou &… les mots restent sur la frange de la feuille, manque de courage ? Respect ? Ils sont morts tous les deux… Des choses encore sur le bout de la langue… Me fiche éperdument du secret à garder… Je suis pour la vérité… Pudeur peut-être… Cette vérité mienne, qui est la leur aussi, demande des voiles encore, je dois coudre… Je dois travailler encore… pour dévoiler… Nietzsche écrit : « La vérité ne peut rester vérité sans ses voiles (…) » & quand je dis coudre, c’est au sens étymologique, je me sens rhapsode… Du grec ancien ῥάπτω « coudre », & ᾠδή « chant », littéralement couture de chants.

Le contexte de mon enfance, la folie & une arrogance que me donnait le stylo. J’allais mettre en place un autre mensonge, celui de l’art.

Ma mère m’appelait « Mon chef d’œuvre ».

©ValéryMeynadier.

M. R. : Comment choisissez-vous les sujets de vos livres ? S’imposent-ils à vous ou bien restez-vous maîtresse à bord de l’embarcation littéraire ? Établissez-vous un plan de travail, ou bien préférez-vous vous laisser emporter par le texte et qui vivra verra ?

V. M. : Les sujets de mes livres, c’est moi. En morceaux. Impossible d’y échapper, putain de loups qui me prennent par la peau du cou & me jettent dans la meute des mots. Pas le choix. En revanche, dans la forme, j’ai des crocs d’ivoire, personne, mère, loups, éditeurs, ne peuvent toucher à la façon dont « j’ai » envie d’écrire…
Pour cela, deux Je en moi- Je de fer quotidien. Le Je que l’enfance, l’adolescence ont construit & l’autre qui veille, besogne dur à la déconstruction de ce Je.
Je compose une musique pour faire entendre à ce putain de sujet qui me prend à la gorge qu’il y a quelque chose d’égal à lui, & l’obsession se change en ritournelle…
Cela demande du travail, je suis une palimpsestueuse… une tueuse, oui… Je tue méthodiquement, joyeusement, ce que j’aurais dû être, peut-être…

Le plan est difficile, mes livres sont des tornades, des maelstroms, le sujet s’impose comme une nécessité, & le style dont je fais preuve, n’est que l’œil du cyclone & parfois, l’œil est noyé… Le sujet m’emporte. Mais le lendemain, je rebrousse mes mots, comme un saumon, je remonte mes torrents de feuillets & je retrouve la prosodie qui fait loi dans ma vie, depuis cette table de cuisine.
Avec elle, je me dépouille du discours.

Lettre tigre. ©ValéryMeynadier.

M. R. : D’un point de vue stylistique, territoire où vous faites preuve d’une grande audace, avez-vous recherché la singularité ou bien coule-t-elle dans vos veines tel un sang primitif ? De quelle façon ciselez-vous votre expression et votre rythme si remarquables ?

V. M. : Je n’ai jamais recherché la singularité. Je veux juste un peu de beauté. Que ça sonne juste. Comme une musique, pas de fausse note cette fois, que la voix soit juste & que justice soit rendue.
La voix du texte, j’entends.
Très tôt, j’ai eu en conscience qu’écrire ne suffirait pas. Très tôt, j’ai su que le rythme fait sens. Alors, je me suis tournée vers les grands, grandes, stylistes. Virginia Woolf, Thomas Bernhard, Flannery 0’Connor, Peter Handke…

Si j’ai travaillé ma langue ?
Dans tous les sens, réel & symbolique, paroles d’épileptique. J’ai même failli l’avaler un nombre incalculable de fois.

Écrire, ce n’est pas seulement une affaire de mots. C’est mettre en œuvre des signes, pas des signifiés. Les mots ne sont que des substantifs tant qu’ils ne dansent pas ensemble. & je n’inverse pas les rôles, les mots ne sont pas à mon service, je ne suis pas en train de palabrer. Je suis en train d’écrire, donc, c’est moi qui suis au service des mots. J’écoute d’abord & après j’écris. J’essaie de penser le mot dans l’écho de ce qu’il veut dire, dans l’entièreté de sa signifiance. Je dis Chat &, je vois un chat. Mais l’inverse aussi est juste, je dis Chat & derrière le chat, il y a tous les chats & l’air qu’ils respirent, de leur naissance à leur mort- c’est ça écrire, faire sentir au lecteur cette tension, cette ligne de force, de fuite, de vie, de mort, les lignes de ses paumes, le dessous des pattes de tous les animaux ; il est dit que l’écriture chinoise est née des pattes d’oiseaux dans la neige…
Nous avons à faire à des empreintes, pas aux animaux qui ont laissé ses empreintes.
Écrire, c’est faire revenir des fantômes.

M. R. : Établissez-vous une différence entre le projet poétique pur et l’aventure romanesque ? Selon vous, qu’est-ce qui distingue les deux démarches d’écriture, autant sur le plan esthétique que politique ? Sont-elles amantes, sœurs incestueuses ou camarades de combat ?

V. M. : Très tôt, j’ai fait le deuil de la signification, & du genre aussi. Poésie, roman. Homme, femme, je suis dans l’être. Dans l’épaisseur poétique des choses. J’écris des proèmes. Entre prose & poésie. La littérature, c’est le langage rendu à ses propres fins. Au diable son petit malheur. Faire acte littéraire, c’est d’abord écrire l’écriture, qu’importe le sujet… Sinon, c’est obscène. Il y a une loi interne au poème comme au roman, foudre ou durée, il s’agit de montrer pas d’expliquer.
J’écris comme les pleureuses crient leurs morts. Avec lyrisme & devoir.
Si j’écris, ce n’est pas pour mais à la place de… à la place des putes, des clodos, des animaux, qu’ils prennent place dans ma syntaxe.

Valéry Meynadier, aux éditions Chèvre-Feuille étoilée : Ma mère toute bue, roman ; Centaure, roman. Aux éditions Al Manar (Erotica) : Divin danger, dessins Albert Woda ; La Morsure de l’ange, encres Rachid Koraïchi.

 

[1] J’aime le tiret qui colle au mot… je pourrais appeler ça, un tiret virgule, entre le point & la virgule, mais ni l’un ni l’autre… (Note valable pour toutes les occurrences.)

 

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Commentaire(s)

  1. J’aime beaucoup ce qu’écrit Valéry et comment elle l’écrit. J’ai soutenu avec plaisir la publication “Ma mère toute bue” et “Centaure”. Elle a beaucoup de talent. Dommage que les éditeurs ne portent le plus souvent que les écritures banales. Celle de Valéry est loin de l’être en effet.
    Je suis vraiment heureuse que vous vous intéressiez à elle. Elle le mérite amplement.

    1. Oh Ma Behja, merci de votre témoignage, vous êtes la toute première des éditrices à vous être penchée sur mon écriture… Je me souviens de vos encouragements & de certaines de nos virées dans des festivals de littérature dont celle, où, coincées dans un parking, la barre d’ouverture était bloquée- quel éclat de rire ! Je croyais que cette barre serait de fer & imprenable, pensez vous, elle était en plastoc & s’est littéralement cassée entre mes mains… Nous avons pris la fuite, riant aux éclats… Voilà, c’est écrit… J’ai toujours voulu l’écrire ça !

  2. Une écrivaine qui écrit les déchirures de l enfance et du corps féminin de la plus brute et vraie des façons. Merci à Martine Roffinella de faire découvrir ses romans. Centaure m’a littéralement bouleversée et transformée.

    1. Blandine, merci de ta présence ici, en cette toile- j’ai hâte de te voir, en chair, en os, en sourires, autour d’un thé pour papothé ! À Paname, prochainement ? Oui, Centaure- traversée par le Régiment Noir de Henri Bauchau- j’écrivais Centaure & lisait le Régiment noir- quelle épopée- la nuit, je faisais des rêves équivoques, entre la guerre de Sécession & la guerre de mes putes- la liberté toujours en phare-

  3. Merci Martine Roffinella de publier ce portrait de Valery. Nous avons cru en elle lorsqu’elle nous a mis entre les mains “Ma mère toute bue”. Et nous publions régulièrement ses nouvelles dans Etoiles d’encre. C’est chaque fois un plaisir et souvent un coup de poing quand je les découvre. Un univers bien à elle, un rythme, une musique que l’on aime aussi écouter. Valéry écrit et lit tout en jouant de sa longue chevelure… un régal surtout lorsqu’elle se fait accompagner de la flute de Dominique Bertrand. Vivement que nous puissions de nouveau les écouter !!!

    1. Marie-Noël, merci d’être là, toujours là… Grâce à Étoiles d’Encre, revue qui fait de la résistance son point de départ, vers son point d’arrivée : la littérature- dont nous avons fêté les 20 ans en novembre dernier- Grâce à Elle, mes textes voient le jour & ce jour me renforcent dans ce que je veux dire… Le lecteur donne de la force à l’auteur… L’un est Rien sans l’autre… Les textes dans les placards finissent toujours par nuire, au sens de Nuit- enveloppent l’auteur d’une noirceur difficile à décaper… Oui, merci de vos pages ouvertes, où je me sens chez moi…

  4. Une simple citation éclairer plus encore le rôle du lecteur : ” Le lecteur est sans époque, sans âge, sans temps. Lire n’est pas rêver mais lire est COMME RÊVER en ceci qu’il perd le temps. Toute vraie oeuvre ignore le temps dans le temps. Comme le rêve elle ignore la dissidence de la temporalité: elle est sans passé et elle est sans avenir. Tout ce qui est passionnant se caractérise par l’absence d’avenir, par la destruction complète à l’endroit du temps.
    Sauter l’heure du repas, oublier le rendez-vous, ne plus savoir si c’est le jour ou la nuit, sont des événements plus importants qu’avoir un avenir ”
    de Pascal Quignard

  5. Suspendu sur le fil du rasoir de la vie, Valéry Meynadier nous offre des textes puissants, sensibles, hors du commun. Des textes qui dérangent, qui questionnent, des textes emplis d’humanité. Elle anime également des ateliers d’écriture de haut vol (à la maison populaire de Montreuil), nous faisant partager sa vision, ses recherches sur l’acte d’écriture.
    Agnès JULIENNE

  6. Lire Valery Meynadier c’est comme se jeter dans les chutes du Niagara et…ne pas chuter.
    Ça chahute, et ça caresse, c’est blessant de beauté, parfois jusqu’à l’effroi.
    Merci à Martine Roffinella pour ce très bel entretien.

  7. Merci Agnès d’avoir pris ce temps pour écrire ta pensée sur mes textes, sur ma vie, donK… Sur le fil, oui, du rasoir, fil-de-fériste sans filet, au tranchant du vide… Malgré moi, mes “textes dérangent”, mon écriture aussi, entre prose & poésie, ça déstabilise- mais à quoi bon écrire dans une langue déjà entendue ? Pour cela, mes ateliers sont des laboratoires d’écriture, d’excriture ! À l’extérieur de l’écriture, je vous amène- quésaco l’extérieur de l’écriture ? Un espace, un territoire ou l’écriture se renouvelle… Je vous amène à l’extrême de la langue- & ça marche ! L’atelier de Montreuil, 2020/2021 est un lieu ressource, tous les dimanches, vous écoutant, je bois du petit lait…

  8. Lire Valery c’est bien autre chose que lire, c’est une plongée en apnée dans un torrent d’émotions, de sensations, de souvenirs….oui elle a cette écriture qui fait qu’on ne sait plus qui est Elle qui est Je…on n’en sort pas tout à fait indemne, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre comme disait le poète.

    1. Chère Suzy, tu me coupes le souffle, tant il est vrai qu’écrire pour moi c’est confondre le Je , le Elle- c’est comme de montrer au langage qu’il se trompe là, dans sa division entre les deux… J’elle- envie de lui dire… & j’embarque mon lecteur dans cette indifférenciation. Expérience psychédélique, pas pour plaire toujours…
      Mais je me dis que l’impossibilité de lire est aussi instructive que le fait de lire…
      Quelle mémoire est à l’œuvre quand nous lisons ?
      J’exige de mon lecteur qu’il soit lui-même, pas qu’il adhère au texte !
      Hic, sacré hic…

  9. Merci à vous Sylvie Heyvaerts, de cette métaphore qui fait écho à un poème d’Henri Michaux, AGIR, JE VIENS- ” (… ) Je viens / Ce chant te prend/ Ce chant te soulève/ Ce chant est animé de beaucoup de ruisseaux/ Ce chant est nourri par un Niagara calmé (…) ” Appris par cœur & peut être infusé alors, en secret, sans que je n’en sache rien… “Mon” écriture sait beaucoup plus que moi… Parfois, je me sens Couloir- elle passe, ne me regarde même pas- moi, empêtrée dans mes jugements, mon désir de faire, de trouver le mot juste, je rame- mais je la sens & soudain, je décide- oui, je décide de laisser faire, alors elle répond, se retourne & j’y suis, c’est bon, ça sonne juste- au sens de la note de musique, au sens du mot juste, au sens d’une justice- C’est flou & certain à la fois

  10. – Valery Meynadier –

    Une écriture au couteau, un rythme inexorable, une plongée sans masque dans la misère la plus crue, du corps, de l’âme. L’alcool, la prostitution, l’hôpital, la mort de la mère, la fuite épileptique de la fille, ce serait insoutenable sans l’amour fou reliant la mère mourante à sa fille Gab, qui décrit au jour le jour son impuissance devant la déchéance. Une écriture nue, sans fard, incisive, poignante, qui ne se contente pas de nous mener en enfer, mais nous démontre page à page comment, par l’acte d’écrire, Gab se fraye un chemin pour en sortir, en sculptant dans sa chair même un corps à vivre, envers et contre tout. Un livre unique, qui tourne autour de l’indicible relation mère-fille comme la galaxie autour du trou noir, où transparait en filigrane une sorte de sagesse à la fois passionnée, pudique et désabusée, faite d’évidences terribles et de bouffées poétiques troublantes. “Tu es l’égale de cette fleur, froissée d’un trop de vent”…

    – D.B.-

    Entretien avec l’auteur de “Ma mère toute bue”.
    https://www.youtube.com/watch?v=iYcmyOhlB7c&feature=youtu.be

    .

    1. Cher Monsieur Bertrand, dans la mesure où un couteau a tué mon père, oui, j’écris au couteau. Les armes blanches m’assignent à… Ma mère s’appelait Blanche… Troublante coïnciDanse… Ah ce que j’aime écrire !

  11. Aux Maisons d’éditions

    Je suis tout t’a fait d’accord avec vous tous, & dîtes moi, comment faire si un auteure comme Valéry Meynadier ne trouve pas à faire éditer son écrire si singulièrement créative ?

    Lire Valéry Meynadier c’est être face à ses parts d’ombres.

    Valéry nous emmène là où nous aurions tendance à ne jamais aller voir.

    Alors, Maison d’édition, réveillez vous ! Sous le pavé, la plume de Valérie Meynadier,
    une pépite d’encre, Martine Roffinella vous le rappelle !

    je n’ai aucun intérêt à écrire cela, qu’on se le dise !

    L.L

    1. Lila, je m’incline bas devant votre commentaire- Du fond du cœur, merci… Si seulement, votre message m’ouvrait les portes de quelques-unes, deux, trois- ohhhhh- “C’est sur les prières exaucées qu’on verse le plus de larmes” écrivait Truman Capote-
      Si- je m’en vais devenir torrents- si Si seulement

  12. “Un bout de vérité cosmique” c’est dit et bien. 🌕 je retrouve la perfection de chacun de tes mots, beaux et justes. Des croches rugueuses et rageuses, des blanches rondes et sensuelles, des noires sauteuses et rieuses hors d’une portée de mots couchés pour toucher en plein coeur. 🔥BAM. Tu mérites la 6e ligne d’une portée pour faire entendre une musique qui demande une ouverture attentive et concentrée mais si accessible pour qui veut goûter autre chose que de la soupe (excellent commentaire de ton éditrice) mordre et respirer la Vie. En 5 sens alertes. MERCY t’embrasse. Eben

  13. Chère Eben, tu ne manques décidément pas de musique, ton texte en fait foi- poésie imprimée en aura autour de moi… ( car Eben a écrit un texte d’une rage beauté – où… oups, je suis tenue au secret, chut- mais je serre les dents… Vivement qu’IL voit le jour ! ) J’avoue, suis touchée- mercY- Te lire me donne envie de danser, autour d’un livre en chant-ier- pas de feu, pas d’autodafé, juste prendre ton rythme… Suis en train de lire : Le temps où nous chantions, de Richard Powers, waooh, quel souffle, plus de mille pages qui swinguent entre elles, tout le temps, même le temps arraché à sa chronologie ! Ton commentaire pourrait sortir droit de ma lecture actuelle… Ça s’appelle, synchronicité- nous sommes dans le même flux Eben…

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