de ROFFI / martine roffinella

Trouver la connexion au meilleur de soi

Trouver la connexion au meilleur de soi
La prière contient un gisement infini de possibilités de prendre notre destin en main. Les éditions Bussière ont l’excellente idée de proposer une collection, intitulée « Prier à tous âges », adaptée aux besoins de chacun.e – pour notamment « vaincre la déception et retrouver la paix intérieure ».

Est-il besoin de le pré­cis­er ? La prière « ne se lim­ite pas à une réc­i­ta­tion ni à une lec­ture machi­nale », mais incar­ne bien plutôt un « état d’être » en vue de « favoris­er une vie meilleure ». Elle per­met de mieux sol­liciter (et d’obtenir) l’aide des Forces Célestes Bien­veil­lantes, afin de « vain­cre » ce qui nous « empêche » de men­er cor­recte­ment notre exis­tence.

Ain­si, « quand la con­nex­ion est bonne », nous explique Rufine Sarah Bermond, « les signes posi­tifs se mul­ti­plient », nous apprenons à « val­oris­er » nos « dons », nos actes nous « réjouis­sent le cœur, pour notre bien-être et pour notre élé­va­tion ». Grâce à la prière, que ce pré­cieux petit guide nous aide à for­muler, nous préser­vons notre « paix intérieure » et pou­vons ain­si « ray­on­ner », tout en nous appli­quant à « rel­a­tivis­er les faits et com­porte­ments déce­vants », invité.e.s que nous sommes au « fes­tin du déroule­ment de la vie ».

Par­don­ner libère les éner­gies pos­i­tives

L’auteure attire notre atten­tion sur le fait que « chaque sen­ti­ment, chaque émo­tion » est une « masse d’énergie » pos­i­tive ou néga­tive « détenue en soi ». Pass­er par le par­don « évac­ue les éner­gies néga­tives » en nous et autour de nous, « assainit et apaise » la con­science, rompant ce qui nous enchaîne aux « faits passés », nous « libérant en pro­fondeur » de la « rancœur et de ses rav­ages ». Nous pou­vons ain­si nous « con­sacr­er pleine­ment » à nos « accom­plisse­ments ».

« Par­don­ner », dit encore Rufine Sarah Bermond, c’est se « détach­er » de ce qui nous « fait mal au cœur en déclen­chant des trou­bles à divers niveaux ». C’est aus­si « éviter des zones ténébreuses en nous », ce que nous sommes tout à fait autorisé.e.s à faire, afin d’« activ­er la réc­on­cil­i­a­tion » et jouir des « avan­tages de l’être pro­fondé­ment apaisé ».

Prier aide à « réguler » nos pul­sions et nos coups de tête, pour « ali­menter une har­monieuse tran­si­tion vers le meilleur de soi ». Nous sommes « réconcilié.e.s » avec nous-mêmes, en paix, et muni.e.s de meilleures chances pour envis­ager une vie équili­brée : nous prenons notre des­tin en main, tout en « desser­rant » notre cœur. C’est la « grâce de la délivrance » qui nous est alors offerte, source de « dépasse­ments extra­or­di­naires ». Et par sur­croît, la prière active « l’autoprotection face au dan­ger et aux manip­u­la­tions hos­tiles » : elle préserve donc notre sécu­rité, nous faisant « demeur­er sous pro­tec­tion mer­veilleuse ».

La prière nous met aus­si à l’abri de la décep­tion, que nous apprenons à trans­former en un « moyen de faire mieux », car nous com­prenons que nous sommes la plu­part du temps manipulé.e.s par notre impa­tience, plongé.e.s dans une « vie para­doxale, c’est-à-dire plus déce­vante que réjouis­sante » – alors que la « patience laisse à la Prov­i­dence le temps de [nous] rap­procher de ce qui est bien pour [nous] ».

Vous l’aurez com­pris : Prier à tous âges – Pour vain­cre la décep­tion et retrou­ver la paix intérieure four­mille d’indications et de con­seils judi­cieux pour trou­ver place en un monde devenu très anx­iogène, qui nous soumet sans répit à un flot d’informations pou­vant induire la con­fu­sion et nous faire per­dre pied.

Les édi­tions Bus­sière nous pré­cisent déli­cieuse­ment, au dos de l’ouvrage, que « les livres de cette col­lec­tion peu­vent être lus par les adultes mais sont des­tinés aux plus jeunes ».
Ah bon ?
Pour ma part, et alors que j’ai large­ment dépassé le demi-siè­cle, j’y ai trou­vé une authen­tique source de joie et mille astuces pour désamorcer mon impa­tience – laque­lle n’est pas le priv­ilège ou l’apanage de la jeunesse !

Appren­dre à prier, c’est à n’importe quel âge – médica­ment anti-aigreur à effet garan­ti !

Et, cerise sur le gâteau : nous est aus­si offerte ici une pas­sion­nante inter­pré­ta­tion du pas­sage de l’Exode dans la Bible, qui nous ren­seigne sur la « con­stante atti­tude de mise à dis­po­si­tion », la façon de « rester à l’écoute pour recevoir le courage néces­saire », de « servir notre cause au lieu de demeur­er esclaves d’autrui et de nos désirs », en « con­tribuant à ali­menter le fais­ceau du Bien ».

Qui devons-nous être ici-bas ? Chacun.e trou­vera la réponse qui lui est pro­pre dans ce petit ouvrage à con­serv­er sur soi ou sur sa table de chevet, sachant que prier, c’est aus­si « deman­der » notre part « de façon à l’obtenir sans arracher, sans vol­er », et sans « aban­don­ner ce qui nous « revient de plein droit ».

Une manière somme toute très mod­erne d’aborder un choix de société où l’interaction entre les êtres peut, par la prière, débouch­er sur une lib­erté intérieure prodigieuse.

PRIER À TOUS ÂGES - Pour vaincre la déception et retrouver la paix intérieure, de Rufine Sarah Bermond, éditions Bussière, 6,50 euros.

 


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