de martine roffinella

Anne Fleury-Vacheyrout, nouvelle invitée de la rubrique solidaire : « Les ami·e·s publient ! »

Anne Fleury-Vacheyrout, nouvelle invitée de la rubrique solidaire : « Les ami·e·s publient ! »

©MartineRoffinella

Créé durant l’été pour venir en aide aux auteur·e·s en ces temps de Covid-19, et plébiscité par les lecteurs (que je remercie de tout mon cœur pour leur soutien), ce nouvel espace solidaire accueille aujourd’hui Anne Fleury-Vacheyrout pour : L’Obsolète.

Qui est Anne Fleury-Vacheyrout ?

Anne Fleury-Vachey­rout, par ©Anas­ta­sia Vachey­rout.

Anne Fleury-Vachey­rout est diplômée des Beaux-Arts de Bor­deaux. Elle a tra­vail­lé avec Chris­t­ian Boltan­s­ki et Annette Mes­sager qui furent ses pro­fesseurs.
Après ses études, elle part vivre à Lon­dres, puis à Paris où elle con­tin­ue ses recherch­es sur le sens de la trace et la force des mots.
Car Anne est aus­si jour­nal­iste et con­sacre à l’art la plu­part de ses arti­cles.

En 1990, elle s’installe dans la région toulou­saine, en pleine cam­pagne, recher­chant tou­jours plus de lumière et plus d’espace. S’ensuit une longue péri­ode de ges­ta­tion pen­dant laque­lle elle donne la vie à ses deux enfants et à des textes qui sor­tent tout douce­ment des tiroirs de son cœur.
Ain­si en 2018, paraît L’Adescendance, aut­ofic­tion où l’art côtoie la vie, où la vie dis­paraît dans l’œuvre, et où le sens naît après, tou­jours après.

Aujourd’hui, L’Obsolète ouvre une autre voie. Il ne s’agit pas d’une aut­ofic­tion à pro­pre­ment par­ler, mais d’une his­toire inspirée par, née de… 

Présentation de L’Obsolète

L’histoire

Ilan est un enfant pré­coce de 16 ans, fils d’un juif et d’une chré­ti­enne, nous dit la 4ème de cou­ver­ture. Sa petite amie est musul­mane. L’année du BAC sera déci­sive pour lui, avec, au-delà de l’enjeu des révi­sions, le mag­nifique chemin ini­ti­a­tique qu’il fera avec Zafi­ra.
L’univers des réseaux soci­aux, le lan­gage du chat sur l’écran de leur Iphone, seront pour eux des atouts sup­plé­men­taires de con­nais­sance non dénués de poésie et d’humour.
Dans une quête assoif­fée et pure, à la lisière du réel, de l’impalpable, face au Dieu de leur père, et donc, face à eux-mêmes, ils s’ouvriront à la vie.
« Les mots sont de for­mi­da­bles cha­peaux, ils con­ti­en­nent tout, dans l’illusion. Alors, je me méfie. Sou­vent je ne sais pas quoi dire, j’ai peur de me tromper, et utilise le silence comme on use du vent pour bal­ay­er la cour. Quand le désor­dre des paroles aura envahi le mur, quand nos cœurs auront trop pleuré et que nous serons las de nous lamenter, alors le silence y pour­voira. » Illan Call­man.

Auto­por­trait de Lucas Vachey­rout devant son ordi­na­teur (pho­to prise par lui-même).

Ce qu’en dit l’auteure : Anne Fleury-Vacheyrout

J’ai écrit ce roman pour ma fille Anas­ta­sia, et pour toutes les femmes et tous les hommes de 12 ans à 112 ans.
L’Obsolète est le nom de tant de choses qui ne peu­vent plus servir. Ce con­stat pour­rait être ter­ri­ble s’il n’était enrobé d’humour, de poésie et de la mal­ice déli­cieuse de la jeunesse.

Pho­to : ©Anne Fleury-Vachey­rout.

Ilan a cette sen­sa­tion pro­fonde d’être celui qu’il fau­dra répar­er, ajuster, régler, avant de pou­voir servir dans une société qui lui est étrangère et hos­tile.
Ilan est ce que l’on appelle un enfant pré­coce (ou HP à haut poten­tiel) et cette pré­coc­ité est ce qui l’empêche de trou­ver une place dans la vie.

Écrire dans le pain. Pho­to : ©Anne Fleury-Vachey­rout.

Pour­tant, cette con­di­tion n’est pas le sujet du livre, mais elle est une base qu’il faut con­naître pour com­pren­dre la tra­jec­toire de cet ado­les­cent de 16 ans, fils d’un juif et d’une chré­ti­enne, et amoureux d’une jeune fille musul­mane.
Car l’histoire est là ; com­ment nos dif­férences, et plus pré­cisé­ment, celles vues par l’autre, peu­vent nous rassem­bler.
Pour Ilan la ques­tion de la présence de Dieu n’a pas lieu d’être. Être caché au regard n’est pas une preuve d’inexistence. C’est une ques­tion totale­ment inutile. Dieu, pour être trou­vé, doit être cher­ché.
Ilan cherche Dieu partout, dans la bible de ses ancêtres et dans les yeux de Zafi­ra, celle qu’il aime. Car il com­prend que seul l’amour est le chemin qui mène à l’autre, et que le Dieu invis­i­ble se cache dans cet amour.

La chapelle algéri­enne du vil­lage de L’Herbe. Pho­to : ©Anne Fleury-Vachey­rout.

Le Petit Prince a gran­di. Il n’est plus un petit garçon ; il a 16 ans main­tenant et tou­jours autant d’espoir de voir s’ouvrir le cœur des hommes.
« L’essentiel est invis­i­ble pour les yeux », écrit Antoine de Saint-Exupéry. Il faut donc le chercher autrement.

Entre les lignes de L’Obsolète, une lumière tente douce­ment de percer les cœurs.

Au pied du mur, d’autres feuilles écrites pour plus de goût. Pho­to : ©Anne Fleury-Vachey­rout.

Parce que seul cet essen­tiel me donne envie de me lever le matin. Cet essen­tiel qui se cache aux yeux des hommes et se laisse trou­ver par les cœurs amoureux. Je suis amoureuse, une éter­nelle amoureuse de l’autre, du petit, tout petit invis­i­ble, car seule cette infim­ité est la place qui con­vient à l’amour.

La bib­lio­thèque où j’écris. Pho­to : ©Anne Fleury-Vachey­rout.

Les grandes places ne sont pas les lieux de l’amour, seule­ment celle du pou­voir et de la destruc­tion. On y célèbre les guer­res, et la paix s’y dérobe sans cesse en fan­fare et en désor­dre.


L’Obsolète, par Anne Fleury-Vacheyrout, préface de Véronique Lévy, 5 Sens Éditions, 15,30 euros.
Pour vous procurer l’ouvrage 

Site de 5 Sens Édi­tions : https://catalogue.5senseditions.ch/fr/5_anne-fleury-vacheyrout

+ En ver­sion papi­er : https://catalogue.5senseditions.ch/fr/home/361-l-obsolete.html

+ En ver­sion numérique : https://catalogue.5senseditions.ch/fr/livres-numeriques/370-l-obsolete-format-numerique.html

Site de la Fnac : https://livre.fnac.com/a14993433/Anne-Fleury-Vacheyrout-L-obsolete

Chez votre libraire après l’avoir com­mandé (5 Sens Édi­tions est référencé sur Dil­i­com).

Pour contacter l’auteure Anne Fleury-Vacheyrout

Cour­riel : anne.fleury11@orange.fr
Site de l’auteure : http://annefleury.fr/
Face­book : Anne Fleury-Vachey­rout
Insta­gram : @annefleuryvacheyrout

 

Partager :

Commentaire(s)

  1. Mer­ci pour ce regard, cette pause pour dire l’amour. Cette sim­plic­ité des mots et ces arrêts sur images pour ini­ti­er le regard à s’in­scrire dans l’im­mé­di­at, hon­or­er l’éphémère des plantes con­tre un mur, d’un pain qui réjouira un repas… La vie sim­ple gagne à être préservée, et les amours impos­si­bles à s’in­viter dans la lumière divine pour trou­ver sa chair.

  2. Faire par­tie de la marge oblige à inven­ter et à rem­plir les espaces blancs. Écrire dans la marge, c’est con­quérir la lib­erté et trans­gress­er. C’est aus­si oblig­er le cen­tre à répon­dre, à s’interroger sur la norme. On invente alors un espace réel, des lieux affec­tifs où l’amour se déploie…

    Je suis heureuse de voir que vous avez réus­si à don­ner vie à votre pro­jet.
    Bien à vous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *