de martine roffinella

La poésie pour « reconnaître l’autre »

La poésie pour « reconnaître l’autre »

©MartineRoffinella

« Conversation/ À l’intérieur d’un mur/ Pour que personne n’entende/ Que l’âme/ Dans le ciment des certitudes/ Est en train de mourir » – le livre pourrait être « une suite de pages blanches », où ne laisseraient leur trace que les « mots en miroir du silence ». Mais Werner Lambersy débusque les « rustines minuscules des jours ».

Où est l’amour
Et que s’est-il passé ?
Ces derniers dix
Mille ans

La justesse de ce ques­tion­nement poé­tique – au demeu­rant peut-être le seul crédi­ble par les temps qui courent – m’a rap­pelé une voix amie, un rythme dont je suis éprise depuis très longtemps.
Je regarde la 4ème de cou­ver­ture du livre de Wern­er Lam­ber­sy, et j’y trou­ve un extrait de l’œuvre de l’immense Guille­vic !
Bien ! me dis-je, je sens que cette Con­ver­sa­tion à l’intérieur d’un mur va lézarder le mien (de mur) pour y laiss­er s’infiltrer « la marelle d’une flaque », « la périphérie des autres », une galax­ie en bribes – « Le vent dans l’herbe/ Qui respire/ L’azur ».

Pho­to : ©Roffinel­la­Mar­tine.

Très vite, me voici mod­elée par Wern­er Lam­ber­sy, car le poète s’y con­naît en matière d’enlèvement de lect.rices.eurs, et je me fau­file en sou­p­lesse, devenant métaphore, gag­nant à être con­nue et recon­nue par ses mots.

Je cours
À la vitesse de l’eau vive
Celle de la goutte
Qui d’une feuille à l’autre
Fait du trapèze
En espérant
Que la suiv­ante
L’épouse en plein vol au
Sein du vide

La poésie de Wern­er Lam­ber­sy n’est pour­tant pas une éva­sion exo­tique ni un passe­port pour le rêve ; y atten­dre pas­sive­ment une bec­quée de mots bien ficelés serait pass­er à côté du soulève­ment de soi que doit sus­citer « ce qui désire », à savoir la beauté.

Que je dorme
M’assoupisse veille

Une chose me relie
À l’ensemble

Tant que je respire
Je ne suis coupé
De rien

Une maille à l’envers
Une maille à l’endroit

Le souf­fle tri­cote
L’univers

L’aventure de ce livre s’engage et se saisit par tous les sens. Val­sant entre les mots, l’âme fusionne ensuite avec les dif­férentes strates qu’ils com­posent et/ou décom­posent : c’est à elle de pren­dre d’autres formes, de se ren­dre disponible et vierge à d’autres sons – à elle de se méta­mor­phoser, de se mosaï­quer en élé­ments vivants de ce qui nous précède, de ce qui est là, et de ce qui nous suit.

Une petite pluie tiède
Et sans bruit
Prend tout son temps

Le bil­lot
Sous la hache de soie
Est un bois
De loupe aux coudes
Indociles

Et plus loin :

Le souf­fle
Dans la frondai­son nue
Des cheveux

Appelle les feuilles
Et la lune

À trem­bler comme les
Genoux
Des chevaux de course

Pho­to : ©Roffinel­la­Mar­tine.

La dimen­sion poli­tique est égale­ment pal­pa­ble dans ce recueil puis­sant, ce qui ren­force ma con­vic­tion que la poésie fut et sera monde, grâce aux passeurs de témoin pré­cieux comme l’est Wern­er Lam­ber­sy qui, bien plus que des livres, nous com­mu­nique le secret de nous – nous passé, nous présent, nous peut-être – « Les hommes/ Dans les hachoirs à viande/ De l’argent/ De la guerre et du pou­voir ».

Le poète lance ses images telles des alertes dont nous seri­ons bien avisé.e.s de nous saisir – « Sous le man­teau troué d’une/ Mémoire mélan­col­ique ».

J’étais brous­saille
Dans une cour
D’usine

Où il pleu­vait
Presque sans arrêt

Où les machines
Rouil­lées

Broutaient muettes
Des fleurs
De ter­rains vagues

Et lapaient
Au goutte-à-goutte
Le ciel noir

Les abonné.e.s et fidèles de mon blog se sou­vi­en­nent sûre­ment qu’en décem­bre dernier, l’écrivain et psy­ch­an­a­lyste Philippe Bouret était venu nous présen­ter son ouvrage : Ligne de fond (éd. La Rumeur Libre) – de fasci­nants entre­tiens, juste­ment, avec Wern­er Lam­ber­sy. Lire ici.

Il m’a donc sem­blé judi­cieux et appro­prié de deman­der à Philippe de nous racon­ter son con­tact avec cette Con­ver­sa­tion à l’intérieur d’un mur.


La parole à Philippe Bouret,

à propos de Conversation à l’intérieur d’un mur

Illus­tra­tion : ©Philippe Bouret.

 Wern­er Lam­ber­sy, l’orpailleur de l’ombre

Ren­con­tr­er Wern­er Lam­ber­sy, c’est se laiss­er grif­fer par l’écriture d’un magi­cien, d’un bâtis­seur qui pré­tend que la mélan­col­ie est son fonds de com­merce.
L’ivresse ne se fait pas atten­dre, elle s’impose quand l’oreille com­mence à par­ler.
Alors la voix du silence incise l’intérieur du mur de notre igno­rance et vient effleur­er notre désir de savoir.
Lam­ber­sy ne recule pas, il cherche l’épine du bout des lèvres pour inter­cepter la mor­sure pri­mor­diale de la langue avant le phonème du pre­mier chant. Il mon­tre.

On a déjà tout écrit
Mais ce n’était
pas moi… Et ça change tout

Alors Wern­er Lam­ber­sy mord la langue à pleines dents jusqu’à l’os.
Au creux de son palais, dans un mélange de salive et de cail­loux, cet orpailleur de l’ombre, des ténèbres même, traque la sig­na­ture du réel et mâche la let­tre pour en extraire la sève.
« Jamais le poème n’a per­du le réel de vue. »
Sur les Takkimes pré-achéménides – briques inscrites de Mésopotamie –, une par­tie du texte demeure cachée au regard dans une sig­ni­fi­ca­tion qui ne se boucle pas. Le secret est emmuré.
Serait-ce le lieu de « l’imprononçable » cher à Lam­ber­sy qui serait ici épinglé, celui de l’inscription dans un en-creux du corps qui reste à décou­vrir ou à ignor­er à tout jamais ?
La beauté chez lui est insue, mais elle est sup­posée. Elle n’existe pas et ne se sou­tient que d’être la cause du désir qui la vise sans jamais l’atteindre.

La beauté
C’est d’abord ce qui se désire

Illus­tra­tion : ©Philippe Bouret.

Dans Con­ver­sa­tion à l’intérieur d’un mur, le poète n’est pas dupe et nous con­duit vers un efface­ment dont la trace reste le dernier rem­part con­tre le dis­cours du maître. Sa décou­verte des pier­res inscrites de Sumer ori­ente son écri­t­ure et la mise en page de ses textes.
Wern­er Lam­ber­sy « écrit comme une brique » et aligne ses tris­tiques et ses stro­phes de qua­tre vers comme on élève une muraille.
Le lecteur est prévenu.

Poèmes
Où jamais ne savoir
Ce qui vrai­ment est écrit

 

Con­ver­sa­tion
À l’intérieur d’un mur
Pour que per­son­ne n’entende

« Les briques sont tournées, avec le secret vers l’intérieur. Le texte est dans le mur…[…] Je me suis dit qu’il serait bien de par­ler à quelqu’un dans le secret du mur. »
C’est ce que Wern­er Lam­ber­sy dit dans Ligne de fond (2019, La rumeur libre Édi­tions) et c’est à moi qu’il a choisi de s’adresser.
Alors, grâce à lui, je suis entré à l’intérieur du mur.

Engagé, décidé et sans relâche, il cherche l’épine dans le ronci­er des âmes, il caresse d’une main ferme la mor­sure pri­mor­diale de la langue sur le corps, au bord de la chair muette quand n’a pas encore jail­li le phonème d’avant les mots.

Wern­er Lam­ber­sy est un homme du frag­ment, de la coupure, de la schize.
Il est là où ça s’écrit en silence au pla­fond, la nuit. Qu’il s’agisse de celui de sa cham­bre ou de celui du monde, il est là au bon moment, il est là quand le poème arrive comme une encre blanche, comme la mar­que de la soie sur la peau du féminin.
Et par­fois non… ça n’arrive pas.
Le poème serait donc une ten­ta­tive de lire ce qui est écrit à l’intérieur du mur, la con­ver­sa­tion sans pourquoi qui pour­rait advenir.

Mais, le poète n’est pas dupe… 

Le livre
Serait une suite de pages
Blanch­es

…même s’il parvient à nous faire croire le con­traire.

Wern­er Lam­ber­sy est un maître de l’illusion et à par­tir du moment où il déclare que nous n’avons point besoin de men­tir, puisque les mots le font pour nous, il nous embar­que dans son œuvre et dénonce en même temps que « l’art est une filouterie », comme dis­ait Mal­lar­mé.
Le poète Lam­ber­sy nous mène dans un bateau qui prend l’eau, il nous le dit, il nous mon­tre les trous dans la coque, les déchirures dans les voiles, la cale vide, et cepen­dant nous y croyons quand même et nous mon­tons à bord.

Rares sont les poètes qui vont jusque-là, au lit­toral abrupt des non-dupes.

Dans Con­ver­sa­tion à l’intérieur d’un mur, d’emblée, comme un aver­tisse­ment, on annonce la couleur.
Lui, le poète, qui n’a peur de rien – peut-être un peu de la psy­ch­analyse –, sait cette capac­ité du mot à miroi­ter pour l’alouette, à user du trompe‑l’œil pour mieux dis­simuler.

Lam­ber­sy ne serait-il pas lui-même cette let­tre inscrite à l’intérieur du mur, à jamais dans l’ombre jusqu’à ce que le temps et la ruine lais­sent appa­raître quelques traces, quelques restes de la cal­ligra­phie du pau­vre, une vérité pas-toute, usée par le temps ?…

Il suit ain­si Lautréa­mont : « Écris, mais fais en sorte qu’on ne te retrou­ve jamais. »

Wern­er Lam­ber­sy est dans cette veine-là, et avec elle, il fait œuvre de poésie. Il indique mais ne dévoile pas. Il s’appuie sur son expéri­ence vécue et sur l’expérience de l’écriture sans dis­soci­er l’une de l’autre. Comme il est un corps par­lant, Lam­ber­sy est un corps écrivant qui ne peut s’arrêter d’écrire sans pourquoi, lais­sant tou­jours le recours à l’artifice en sus­pens.

Quand Mal­lar­mé tente de descen­dre au plus bas du lan­gage et taille à vif dans le corps de la phrase pour ne garder que l’indispensable, Lam­ber­sy nous entraîne dans ses tours de passe-passe, soutenu par une éthique magis­trale. Il s’interdit d’utiliser l’artifice du mot de manière inadap­tée.

Si le corps sait que les mots mentent, le poète, lui, s’impose un respect, car der­rière le jeu de l’illusion il déplie page après page la grande ques­tion de l’inscription. Alors respect !

Déjà
Ce que j’écris
S’efface en l’écrivant

Comme une lampe
Encore chaude
Que la lumière a fui

Un phare
Qui ne sait plus
Où la mer s’est retirée

Un oiseau
Qui se retourne
Et ne voit rien du vent
Qu’il a brassé

Le rideau se lève. Appa­raît alors le magi­cien-poète qui nous fait le coup de « La femme coupée en deux », un clas­sique.

Là où Céline et Mau­r­ras nous indi­queraient que la femme peut être réelle­ment coupée en deux, Lam­ber­sy se l’interdit, il dénonce la supercherie, il mon­tre « y a un truc » et pour­tant on y croit. C’est là tout son tal­ent, c’est là toute son éthique :

La fine épée de l’éphémère

Tout ça, grâce à l’amour

Des océans de plumes sur
La peau enfan­tine
De nos âmes

Illus­tra­tion : ©Philippe Bouret.

Dans le recueil, le lecteur est invité à l’intérieur même du mur, car c’est avec lui et là que le poète veut avoir une con­ver­sa­tion. Il le con­voque et veut lui mon­tr­er le lieu où ça s’écrit. Là où l’illusion lan­gag­ière est dénon­cée dans un mi-dire du dévoile­ment… dans un pas-tout de la fal­lace.

Lam­ber­sy ouvre au lecteur les portes de lui-même où, con­fron­té à la langue il n’a de cesse de faire l’expérience du trou, de l’imprononçable à chaque trait de plume renou­velé. « Ça ne cesse pas de ne pas s’écrire », dit Lacan.

Alors, moi, lecteur, je lis plusieurs fois, je con­sens à suiv­re le poète, mon étrange et mon sem­blable qui me con­duit vers « Le silence du lan­gage ».

Là, il ne me laisse plus le choix, je m’engage ou je fuis. Alors je pro­gresse avec lui vers le lieu où « Quelque chose se tait. Quelqu’un peut-être ? Quelqu’un d’autre ? Quelque chose se tue à par­ler » – dit Lili Frikh – et que seule l’expérience de l’écriture per­met d’atteindre, parce qu’elle est une « expéri­ence lim­ite ».

Lam­ber­sy m’a dit un jour : « La poésie est un sport extrême », et immé­di­ate­ment il a dis­paru. À cet instant, j’ai su dans mon corps que pour lui, « Se cacher » fait œuvre de poésie. J’étais arrivé en ce lieu où la con­ver­sa­tion à l’intérieur du mur acquiert la puis­sance du coup de foudre.

C’est alors que nous avons pu par­ler sans mots et à voix haute. Car c’est là que le « ciseau du souf­fle » opère.

Le trans­met­teur de l’élan créa­teur – qui reçoit sur la tête la force d’un amour sans nom – fait à la fois œuvre de gravure et d’occultation. Il creuse son sil­lon hors de la vue, mais pas hors du regard de l’autre. Charge au lecteur de ne pas se retrou­ver à tout jamais emmuré vivant dans un éter­nel mono­logue avec la nuit.

Un jour, peut-être la brique inscrite renaî­tra-t-elle de la ruine… avec obsti­na­tion ?

Con­ver­sa­tion à l’intérieur d’un mur est un tour de pres­tidig­i­ta­tion exé­cuté à mains nues et sans filet, là où s’abreuvent les poètes, « à des sources qui ne sont pas encore acces­si­bles à la sci­ence », dis­ait Freud. Le psy­ch­an­a­lyste, « Homme vul­gaire » – tou­jours Freud –, est alors saisi. Puisse-t-il deman­der, ques­tion­ner, qué­man­der pour obtenir quelque grain à moudre et ouvrir son moulin au champ de l’autre ; extraire le savoir léger emporté par le vent du désir et le faire sien comme un savoir nou­veau.

Wern­er Lam­ber­sy écrit le corps défendu de la langue du père avec les mots, le désir et « la musique à bouche » de la mère, ces sig­nifi­ants de la ren­con­tre avec le réel dont le corps du poète se sou­vient. Car ce sont les mots de la mère qui vien­nent dire l’horreur.

« Même si je ne me rap­pelle pas le moment, je me sou­viens très bien de la chose…[…] c’est inscrit dans mon corps, c’est un sou­venir du corps qui me per­met de dire « Je me sou­viens », déclare-t-il dans Ligne de fond. Le cri lui per­me­t­tra de pass­er out­re la ques­tion du Nom-du-Père, ce cri qui, avant toute sig­ni­fi­ca­tion, le sauve.

Lam­ber­sy mon­tre à ciel ouvert le leurre dont il fait usage. C’est à l’intérieur du mur que ça se passe, que ça se dit, que ça se dénonce, que ça s’inscrit dans un dia­logue avec l’éternité. Le lecteur ne perçoit que le souf­fle d’un désir d’écrivain qui lui demeure inac­ces­si­ble. Con­sent-il à rejoin­dre le poète à l’intérieur du mur pour espér­er, un jour, lire quelques bribes de ce qui est là, inscrit ? Une errance à la Blan­chot, une errance qui est erreur. C’est quand le sujet est per­du que la rigueur advient.

« J’écris comme une brique », dit Lam­ber­sy. Doit-on le croire ? Pour le savoir, il faut miser.

Illus­tra­tion : ©Philippe Bouret.

Dans Con­ver­sa­tion à l’intérieur d’un mur, le maître de l’illusion est aus­si un homme de la colère, car il est l’enfant de la mor­sure, celle qui est aux fonde­ments de l’humanité, aux prémices de sa pro­pre human­ité. Le sig­nifi­ant a fait effrac­tion dans son corps et a mar­qué l’enveloppe char­nelle du petit enfant en uni­forme noir.
Con­fron­té aux habits du père qu’il se ver­ra offerts par le père lui-même (l’uniforme d’Officier de la Waf­fen-SS en papi­er crépon et taffe­tas noirs) pour un car­naval macabre et mor­tifère, le sujet Lam­ber­sy a opéré une sub­sti­tu­tion en tis­sant de nou­veaux vête­ments avec les mots pour que le monde soit viv­able. Depuis, il com­bat sans relâche les dis­cours et les régimes total­i­taires. Il dénonce l’usage du mot-pro­pa­gande en lui opposant le mot-poème.

Le ver­sant poli­tique est là, dans ce recueil, inscrit sur les briques, écrit par les briques. Wern­er Lam­ber­sy ne recule pas devant le réel, il est celui qui demeure tou­jours aux côtés…

De ceux
qui avaient per­du leurs ailes 

Les hommes
Dans les hachoirs à viande
De l’argent
De la guerre et du pou­voir

Faisant ce qu’ils pou­vaient

Écrire, c’est sauver sa peau coûte que coûte. Pour cela il faut pari­er sur le désir et sur celle qui le cause : LA Femme.

Même si Wern­er Lam­ber­sy pré­tend que l’amour est…

Imprononçable à force
D’être lavé
Dans la machine des mots

…il écrit Pour Patri­cia et là, les tris­tiques nous hap­pent.

Amants
Qui reculez
Dans la lumière aveu­gle

Comme on avance
Vers l’abîme ténébreux
du début

Soyez
L’arbre dans les qua­tre
Elé­ments la ronde
De l’aubier ten­dre
Sous l’écorce des nuits

Le rire aus­si
De la feuille qui trem­ble si sou­vent

Et de ce trou­ble
Qui fouille dans l’espace

Illus­tra­tion : ©Philippe Bouret.

Wern­er Lam­ber­sy n’a jamais emboîté le pas à la tragédie, jamais il n’a ten­té de faire revivre au lecteur ce qu’il en est de la perte. À aucun moment de son œuvre il n’a mis en scène le trag­ique. Dans Con­ver­sa­tion à l’intérieur d’un mur, le poète Lam­ber­sy n’a de cesse de jouer sa pro­pre tragédie et d’écrire son des­tin. Com­prenne qui pour­ra…

Et un jour, si vous passez près d’un mur, collez votre oreille con­tre les briques, vous enten­drez peut-être chu­chot­er Fla­mand-ciseau du souf­fle, ou bien seul le silence vous dira sa présence.

Conversation à l’intérieur d’un mur, Werner Lambersy, éditions Rhubarbe, 12 euros.
Pour vous procurer l’ouvrage, vous pouvez le réserver dès à présent, sachant qu’il vous faudra peut-être patienter en fonction des obligations et dispositions liées au coronavirus.

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Con­tac­ter l’éditeur : editions.rhubarbe@laposte.net

Wern­er Lam­ber­sy en ligne.

 

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Commentaire(s)

    1. Mer­ci cher Erick, puisse la poésie nous apporter longtemps cet “air pur” que vous pointez dans ma chronique. À vous.
      Philippe Bouret

  1. Mer­ci pour cette décou­verte ! Sous le pavé la plume — à l’intérieur d’un mur, les mots réson­nent par­fois…
    La forme brève per­cu­tante et sai­sis­sante, pour sym­bol­is­er et syn­thé­tis­er l’éveil, le com­bat, la résis­tance. Des salves, des esto­cades comme des chocs, des sac­cades, des bat­te­ments de cœur.
    La poésie de Wern­er Lam­ber­sy, un coup d’éclat de la forme brève, comme un écho à la brièveté de nos vies.

    1. Mer­ci à vous pour ce com­men­taire. L’homme Lam­ber­sy est à l’aune de son écri­t­ure. Franc du col­lier.
      À vous.
      Philippe Bouret

  2. Quelle décou­verte à la fois puis­sante et légère. Étrange­ment, l’Outrenoir de Soulages s’im­pose avec les mots du poète qui peint l’éphémère comme le pein­tre cap­ture celui noir de la lumière.

    1. Cher Erik Poulet-Reney,
      Mer­ci pour vos remar­ques. Puisse la poésie nous apporter tou­jours cet “air pur” que j’ai ten­té de faire-val­oir dans mon papi­er.
      À vous.
      Philippe Bouret

  3. Ton blog est très per­ti­nent et accroche tout de suite la nou­velle lec­trice que je suis
    Belle décou­verte en effet pour la poésie, la brièveté des poèmes rap­pelle un peu les haïkus .
    Les illus­tra­tions restent pour moi plus énig­ma­tiques…

    1. Bon­jour Françoise Berth­elot,
      Mer­ci pour vos remar­ques. Les “illus­tra­tions” sont plutôt un accom­pa­g­ne­ment graphique, une écri­t­ure-autre. J’écris, je des­sine et voilà, les deux écri­t­ures sont de la même main. Un texte ne peut être illus­tré, un dessin se suf­fit à lui-même. La cohab­i­ta­tion est cepen­dant pos­si­ble.
      Nous pou­vons en par­ler ici en toute lib­erté. Vous avez lu à la fois la let­tre et le trait d’en­cre. Ma plume vous dit mer­ci.
      À vous.
      Philippe Bouret

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